D 57-2
T1B - 7/12
ajh
corr: 24/04/04
II-I-11/17
Titre de la lettre:
Premier voyage d'exploration de la TERRE
Date :
30/01/67
Destinataires :
Villagrasa
Notes :
lettre 2 - sur un total de 30 pages

 


 

PREMIÈRE ARRIVÉE A PROXIMITÉ DE LA TERRE.

Le 7 janvier 1949, après l'exploration des planètes NEPTUNE et MARS par nos frères déplacés dans deux OAUOLEA UEUA OEMM (NEFS SPATIALES), celles-ci arrivent à proximité d'une nouvelle OOYAGAA pourvue d'une atmosphère beaucoup plus dense que celle enregistrée sur l'astre précédent. La première exploration fut réalisée en orbite hélicoïdale sur une trajectoire elliptique dont le périgée était distant de 337 kilomètres de la Terre et l'apogée de 398 kilomètres.

Durant l'exploration de Neptune on avait déjà reçu une grande gamme d'émissions radioélectriques de la Terre qui permit à nos frères d'identifier cette Planète. La présence de vie supérieure sur celle-ci était donc évidente. Aucune autre source d'émission ne fut identifiée et l'on en déduisit raisonnablement que le reste des OYAA (ASTRES FROIDS) liés gravitatoirement au OOYIA (S57-4e) (appelé par vous SOLEIL), n'avaient pas de formes biologiques intelligentes ou tout au moins dotées de techniques développées. Ce dernier raisonnement amena les explorateurs à se diriger vers une OYAA qu'ils codifièrent avec la dénomination (S57-4f) (que vous connaissez sous le nom de MARS). Ce premier examen réalisé à une hauteur de 290 KOAE . (Un KOAE équivaut à 8,7 kilomètres approximativement ) (soit: 2592,6 kms), révéla l'absence d'une atmosphère suffisamment dense pour permettre le développement extérieur d'êtres pluricellulaires complexes. Les trous de multiples impacts de météorites et la structure cristalline du sol étudiée par nos instruments de sondage à distance, révélèrent l'absence d'une vie bactériologiquement active et productrice de la décomposition du sol, tout au moins dans les petites zones qui ont été explorées. Postérieurement nous avons découvert sur cette OYAA non seulement des formes protéiques et aminoacidées mais aussi des êtres unicellulaires et pluricellulaires végétaux simples. (Vous ne tarderez pas à les découvrir).

Le programme strict d'examen de cette OYAA habitée commença à être mis en application. Avant tout la rationalisation des mesures pour la fuite en cas d'attaque nous obligea à maintenir une très grande vitesse de translation qui nuisait à la précision des observations. Il semblait évident que le OOYAGAA (Astre Carré) enregistré par notre UMMO était précisément celui que nous étions en train d'analyser (Je m'explique au pluriel en me référant à mes frères car moi j'étais sur UMMO).

Nous savions que si vous aviez atteint un certain degré de civilisation, vous détecteriez instantanément notre présence. Au cas où cette présomption serait fausse, s'imposerait alors le critère de ne pas manifester ostensiblement notre présence. Si nous désirons étudier une Civilisation dans toute sa pureté, notre présence devrait éviter de provoquer des perturbations sociales, des dynamismes anormaux dans les moyens techniques de défense, détection et interception ainsi que de sérieuses perturbations dans les moyens de communication relatifs au probable réseau d'informations. Un réseau social ainsi déformé ou perturbé par la présence d'êtres étrangers ne peut être étudié analytiquement dans toute sa pureté. Vous trouverez une comparaison avec un bactériologiste qui désire par exemple étudier une nouvelle souche de spirochètes. Il ne devra pas perturber le bouillon de culture avec de nouveaux germes qui altèreraient le processus biologique des premiers. S'il le faisait, devant le champ de son microscope, les formes élémentaires de conduite de ces microorganismes seraient anormales.

OBSERVATION

C'est pour cette unique raison que notre présence parmi vous est officieuse : quelques personnes avec qui nous avons un contact, surtout de nationalité nord-américaine et australienne, nous demandent souvent et ingénument pourquoi nous ne nous faisons pas connaître officiellement.

Il est curieux de constater que parmi celles-ci, il y a des hommes terrestres qui avec leur érudition et leur formation scientifique, devraient eux-mêmes comprendre les causes réelles qui nous obligent à nous inhiber. Nous croyions à ce moment là que vous seriez plus conséquents. Nous comprenons que l'homme moyen de le Terre peu doté de facultés intellectuelles maintienne l'hypothèse stupide que: aussi bien nous que d'autres présumées visiteurs galactiques devrions nous présenter avec un de UEUA OEMM (soucoupes volantes) en plein milieu d'une grande place de New-York, vêtus d'une combinaison argentée et avec un fusil de rayons meurtriers comme dans les nouvelles de Science-fiction. C'est dire si vous nous jugez désireux d'une absurde popularité. Votre raisonnement embryonnaire et primitif parait être celui-ci: " Si ces êtres proviennent d'un autre astre, pourquoi ne se font-ils pas connaître et pourquoi ne le démontrent-ils pas ?" Un quelconque expert en philosophie terrestre ce sophisme "répétions de principe".

Nous, ( et nous présumons qu'il en est de même pour d'autres visiteurs qui peuvent être parmi vous) nous n'avons absolument aucun intérêt que le réseau social terrestre soit absolument certain de notre présence.

Dès le début nos frères adoptèrent des précautions pour passer totalement inaperçus. Au fur et à mesure que nous étions en train de nous imprégner de votre culture et de connaître les lois de la psychologie sociale terrestre, nous nous rendions compte que la révélation de notre présence faite à quelques personnes ne serait pas dangereuse car les autres membres de la société réagiraient avec incrédulité et c'est ce qui s'est effectivement produit. Croyez-vous que s'il en était autrement, nous aurions pris le risque de nous mettre en contact avec vous? Et même trois personnes de profession publiciste, avec qui nous maintenons des conversations, ont publié nos récits ( dans trois journaux ou revues de Pologne, Espagne et Canada) et logiquement leurs lecteurs ont adopté la naturelle posture sceptique que nous espérions. 

Ainsi une telle attitude serait modifiée et nous nous présenterions ostensiblement, en apportant des preuves de notre identité, devant la presse terrestre, et les organismes techniques gouvernementaux ou internationaux.
Posture que nous ne pensons absolument pas adopter pour l'instant.

De cette manière nous avons pu couvrir deux objectifs. Un contact direct avec un groupe d'habitants terrestres pour échanger des faits concernant nos mutuelles civilisations, en évitant de perturber le reste de la société terrestre qui demeure en marge d'une situation qu'il juge légendaire à cause de son insuffisance de preuves.

Nous n'avons malheureusement pas pu atteindre notre second objectif. Passer inaperçus face aux organismes techniques d'États; États-Unis, France, Angleterre, Union Soviétique et nous pensons avec raison que l'Italie, l'Allemagne et la République Argentine ont conscience notre présence et qu'ils se montrent préoccupés même si officieusement nous leur avons démontré que leurs craintes n'étaient pas fondées. Par rapport au fait que la connaissance d'une telle situation peut provoquer des réactions d'anxiété et de panique dans la population civile, les chancelleries de ces gouvernements peuvent être rassurées tout au moins en ce qui concerne les frères de UMMO. Nous ne nous ferons pas connaître pour l'instant, car le risque que cela dépasse les quelques scientifiques ou écrivains avec qui nous sommes en contact est NUL, si l'on excepte les quelques personnes avec un esprit critique élevé comprises parmi les familiers et amis de nos correspondants.
Les autres, saturés de préjugés, avec des cadres mentaux étroits et conscients du risque de fraude qui peut s'insinuer dans nos révélations, maintiendront une posture sceptique à outrance.

Pour cela nous vous demandons de ne pas vous montrer excessivement zélés pour divulguer aux personnes de votre entourage la réalité de notre existence. Ainsi on ne vous prendra pas pour un illuminé ou un perturbé mental et votre propre stabilité professionnelle ne sera pas attaquée. A ceux qui sans un premier examen analytique des faits montrent une attitude sceptique se croyant ainsi "intelligents", approuvez-les sans aucun commentaire.

PREMIER EXAMEN VISUEL DE LA COUCHE TERRESTRE PAR NOS FRERES

Les nuages cumulus abondants à cette date sur le continent américain et sud-asiatique, nous empêchèrent d'observer avec netteté le dense réseau de communications (identifié par la suite comme pistes et voies ferrées alors qu'une première identification erronée avait fait penser à des canalisation tubulaires). Ceci nous permit d'évaluer par une première estimation votre degré de civilisation technique (nous n'avons plus depuis longtemps de réseaux routiers). Votre premier aéronef fut détecté à proximité d'un archipel qe nous avons par la suite identifié comme étant les îles Bahamas. L'image fut agandie dans le laboratoire de bord et ses caractéristiques morphologiques furent analysées. Ceci fut le premier élément indicateur du niveau technologique que nous pûmes obtenir. Durant les 86 UIW (Ndt:4 h 25') que dura l'analyse [on put descendre à une hauteur de 0,62 KOAE (Ndt: 5,394 kms) sur une zone identifiée ensuite comme étant le sud-ouest de la République Helvétique (SUISSE), on capta des images de centres urbains et industriels ainsi que des nœuds ferrovières, concentration de flore (Forêts et plantations) , structures flottantes sur l'océan Atlantique et des fragments de cours d'eau et de multiples échantillons de gaz atmosphériques à différents niveau d'altitude. Nous conservons encore comme curiosité historique l'image obtenue d'une des rues de la petite ville de MONTREUX (SUISSE) sur laquelle on voyait les premiers individus humains captés par nos équipements. Les traits confus n'empêchèrent pas cependant l'analyse des éléments physiologiques fondamentaux et la morphologie du vêtement.

A cette époque il fut impossible d'étendre l'intervalle d'exploration si vous l'on voulait revenir sur notre "UMMO" avant que les conditions ISODYNAMIQUES de l'espace ne reviennent à une phase défavorable. Pas une seule fois nos UEUA (NEFS) ne prirent contact avec l'écorce terrestre.

(Dans un prochain rapport nous commencerons une synthèse historique de notre second voyage et la descente des premiers frères)

ANALYSE SUR "UMMO" DES DONNÉES RECUEILLIES SUR TERRE

L'impact que produisit sur notre Société la nouvelle de l'identification de la civilisation d'OYAAGAA (votre PLANETE) fut véritablement émouvante.

Nos techniciens se consacrèrent immédiatement à un examen soigneux des éléments objectifs obtenus (échantillons d'air, images optiques, phénomènes captés par voie radioélèctrique) ainsi que les rapports subjectifs des frères qui composaient cette première expédition.

Il était nécessaire de nous forger, avec des faits abondants mais sans doute insuffisants, une première image probablement déformée de la structure sociale et du degré de Civilisation.

Cette conception primitive que nous avions eue alors est aujourd'hui très éloignée à la vue de notre perspective actuelle. Mais je désire vous donner à titre de curiosité l'idée que nous avions eue à cette époque de ce que pouvait être la civilisation terrestre. Les erreurs furent nombreuses mais malgrès cela l'ébauche réalisée présenta de nombreux points concordants avec la réalité.

En premier lieu on disposait de trois images correspondant à des êtres humains. La première et la plus complète montrait des individus de sexe différent déambulant entre des structures édifiées. L'analyse soigneuse, même si elle empêchait de distinguer les traits faciaux, n'offrait pas de doute d'identification sexuelle grâce à la localisation des seins féminins sur quelques silhouttes. Mais il était impossible de distinguer de petits détails dans l'habillement. Nous découvrîmes également que les YIE (Femme dans notre langue) se caractérisaient par une abondante pilosité crânienne, bien qu'il puisse s'agir d'une quelconque perruque fibreuse sur la tête. Malheureusement quelques images de YIE ( clairement différenciées par le buste), avaient les jambes couvertes comme les hommes, ce qui avait introduit une polémique sur la différenciation des vêtements des deux sexes.

Cette analyse était très importante car nos frères, sélectionnés pour se déplacer jusqu'à la Terre, devaient être pourvus d'EEUE (vêtements) semblables à ceux des Terrestres pour passer inaperçus. Malheureusement, il ne nous fut pas possible de déteminer ni la composition de ceux-ci (nous ne sûmes pas s'il s'agissait de tissus fibreux jusqu'à notre arrivée) ni les détails les plus essentiels de leur confection.

Un second point qui fut très débattu fut celui de la zone la plus apte parmi celles explorées pour la descente de nos frères. Il devait s'agir d'une zone dépeuplée, mais non désertique car sinon tout contact prudent avec les habitants aurait été impossible.

Ceci, de votre point de vue, parait très simple car il suffisait apparament d'éxaminer les UULAYA (Images captées) topographiques et ensuite de sélectionnner un environnement géographique semi-sauvage. Mais nous ignorions à cette époque si les hommes de la Terre vivaient dans des "fourmillières" souterraines. N'oubliez pas que nous, nous concentrons les villes et les constructions à l'air libre uniquement quand il s'agit de ce que vous appelez zones industrielles. Pendant que le reste vit dispersé dans les XAABI ( maisons émergentes) qui peuvent se replier sous terre. De plus d'autres planètes habités concentrent les êtres humains dans de grandes colonies souterraines. En était-il de même pour cette Ayaggaa ( Planète Terre) ? Les constructions que nous savons aujourd'hui correspondre à vos maisons ont été identifiées au début comme étant des usines. Mais ce qui nous a le plus intrigué, ce furent les images obtenues de longs tubes verticaux situés dans toutes ces constructions, des tuyères situées dans les véhicules que purent capter nos caméras, celles-ci expédiant des vapeurs et aérosols (fumée) de couleur sombre.

Vous ne pouvez imaginer la stupeur que nous causa quelque chose qui vous est familier; l'analyse spectrale de tels gaz présentant une forte dose d'oxyde de carbone, de goudrons et d'hydrocarbures. Nous avons imaginé alors que les organismes physiologiques des terrestres ne pouvaient pas vivre dans une atmosphère d'oxygène et d'azote sans les gaz cités antérieurement et c'est pour cela que vous les ajoutiez à l'air envirronnant pour le rendre le plus respirable. Ceci nous avait rempli d'inquiétude car nous pensions aux conséquences que pouvait avoir pour nous un tel climat artificiel.

(Une fois arrivés sur Terre, comme nous vous le raconterons plus loin, notre hypothèse fut corroborée en vous voyant avec ces cylindres de tabac que nous avons interprété au début comme des générateurs de gaz pour la respiration, en nous émerveillant encore plus en observant que les enfants et d'autres individus ne les portaient pas).

Je vous disais que de fortes discordances avaient surgi parmi les techniciens au moment de sélectionner la zone terrestre où devait se réaliser la descente des expéditionnaires car nous risquions, en choisissant l'endroit apparemment le moins peuplé de nous situer précisémment au sein d'une concentration souterraine et d'être ainsi détectés et même détruits par vous.

L'étude détaillée des images correspondant à divers aéronefs nous donna un indice de votre niveau technique. Quelques uns avaient encore une traction aérodynamique par hélice. Nous avons examiné soigneusement les soudures réalisées entre les couches de métal (nous ne savions pas encore qu'il s'agissait d'un alliage d'aluminium) et les structures de quelques mécanismes auxiliaires de ces aéronefs.

Il y eu un élément qui nous fit concevoir une idée totalement aberrante par rapport au Réseau Social Terrestre. On avait enregistré plusieurs centaines d'émissions radioélectriques provenant de nombreux points de cette planète et ce, dans une gamme de fréquences très étendue. Ainsi nous pûmes constater avec surprise l'énorme multiplicité linguistique et nos spécialistes en techniques acoustique, en classant les langues qui présentaient une homogénéité dans les phonèmes, en ont quelques fois identifié deux ou trois comme étant une seule langue. Notre attention fut fortement attirée par le fait qu'une grande partie des émissions, captées par rapport à des longueurs d'ondes métriques, présentaient le même type de langage binaire (impulsions courtes, implusions longues) déjà capté dans le premier message.

Mais en essayant de le traduire de la même manière que le premier nous nous rendîmes compte de notre erreur. Quel pouvait être le véritable code utilisé par vous? On arriva à une conclusion: les habitants des OYAGAA (planète TERRE) utilisaient une multitude de langages locaux et pour mettre en relation les différentes communications, vous deviez logiquement utiliser un langage international unique basé en sifflements courts et longs dont le code était encore indéchiffrable pour nous. ( Plus tard nous avons constaté qu'une telle hypothèse était très simpliste car le code MORSE sert de véhicule à de nombreuses langues). Pour compliquer encore plus le panorama, nous avions capté aussi des émissions Vidéo de Télévision. Mais nous ignorions que de telles fréquences étaient porteuses d'une image. Comme nous les interprétions acoustiquement et qu'en plus toutes celles enregistrées provenaient d'Amérique du nord, nous avons pensé que dans cette zone on parlait trois langues dont la dernière (signaux vidéo) n'avait pas la moindre ressemblance avec les autres.

L'énorme anarchie linguistique (compliquée davantage par nos erreurs d'interprétation) ajoutée à l'immense gamme de différences techniques observées avec les multiples équipements et constructions des différentes zones de la planète, nous remplirent véritablement de perplexité.

Il était impossible ainsi d'avoir un panorama cohérent de ce que pouvait être la Civilisation Terrrestre.

Par contre, la composition atmosphérique obtenue par divers échantillons en divers points de l'OYAA et à diverses altitudes, nous montra que nous pouvions descendre sans l'aide d'équipements auxiliaires de respiration.

Mais il restait à résoudre la très Importante question de la structure énantiomorphe des molécules protéiques. Étaient-elles dextrogyres ou lévogyres ? Si les molécules biologiques des êtres et aliments étaient l'inverse des notres, il serait impossible pour nos organes digestifs de les assimiler et nous serions condamnés à la faim si nous n' apportions pas nos propres aliments. Il fallait donc doter les expéditionnaires d'autres équipements auxiliaires pour purifier l'eau au cas où elle aurait des sels toxiques en suspension, peut-être assimilables par les habitants d'OYAGAA (TERRE) mais pas par nous.

La politique à suivre avec vous fut soigneusement élaborée. Défense violente en cas d'attaque. Initiation de contacts officiels si nous étions détectés et contrôlés pacifiquement. Neutralité absolue et essai avec toutes les techniques à notre portée de passer inaperçus. Conduite à tenir dans le cas où il serait impossible de passer inaperçus des Terrestres. Pour passer inaperçus, on installerait alors un observatoire souterrain dans la zone rurale idoine et sous terre on étudierait les méthodes et les techniques d'observation les plus accessibles.

Même sur ce point nous nous sommes trompés comme nous le verrons plus loin, car nous nous sommes aperçus avec stupeur qu'il était parfaitement possible de nous mélanger à vous sans provoquer d'étonnement.

Immédiatement, le programme des préparatifs fut mis en œuvre et les personnes qui composeraient cette première expédition furent dès le début soigneusement sélectionnées. Parmi les six retenues, il y avait seulement deux YIIE (ainsi nous nommons les femmes). Tous apprirent de longs fragments des différents langages captés (en ignorant totalement leur signification) simplement pour familiariser le EESEE OA (SUBCONSCIENT) avec la structure phonique des codes d'expression acoustique terrestre. Ils purent examiner tout le matériel informatif capté et ils se familiarisèrent avec les formes végétales multiples dont les images étaient les plus nettes de la flore terrestre aperçue. Peu de choses en vérité pour quelques Oemii qui allaient être confrontés à un monde inconnu.