D 75 à D 81
T1- 82/94
Notes en T1-80,81
ajh
(jp pour la D79)
corr: 9/05/04
I-I- 121/140
Titre de la lettre:

D75: NOTRE CRITÈRE QUANT AUX RELATIONS AVEC LES HOMMES DE LA TERRE.
D76: NOTRE CONCEPTION DE L'AIOOYAAIODI (être dimentionnel)
D77: LE LANGAGE ET NOTRE LOGIQUE
D78: NOS BASES EAAIODI GOO (Ontologiques)
D79: LE CONCEPT DE WOA, NOTRE IDÉE DE WOA
D80: NOTRE GNOSÉOLOGIE
D81: NOTRE "UAA" (MORALE)

Date :
probablement le 17/11/1969
Destinataires :
Ribera
Notes :

Il s'agit d'un document de 15 pages (T1 - 80/94), "découpé" et référencé par Darnaude de D75 à D81.
Nous avons donc gardé ce découpage, mais regroupé ces documents sur un seul fichier.

Les notes des pages T1-80/81 sont intégrées à leur position dans les textes. Les notes 10 et 11 sont introuvables. Les notes 1,2,3 sont celles de la lettre D74.

Traduction de SER par ÊTRE (plutôt vivant)
Traduction de ENTE par ENTITÉ (plutôt une réalité)


 

D 75 | T1- 82/83

 

NOTRE CRITÈRE QUANT AUX RELATIONS AVEC LES HOMMES DE LA TERRE.

Il n'est pas possible de réaliser une synthèse de notre culture actuelle sans courir le risque que nos conceptions puissent paraître peu convaincantes car n'étant pas accompagnées d'argumentations développées avec l'ampleur désirée.

Nous désirons vous offrir un panorama superficiel des bases intellectuelles de notre structure sociale à différents niveaux qui vous soient familiers :

COSMOPHILOSOPHIQUE
RELIGIEUX-MORAL
PHYSIQUE

Pour nous, une telle discrimination est artificielle dans la mesure où nous considérons la chaîne du cosmos comme un "tout" harmonique que l'on ne peut atomiser en disciplines ou sciences sans déformer gravement la vérité. Les liens entre les différents aspects de l'univers sont si intimes que leur projection mentale sous forme de compartiments étanches peut devenir aliénante pour le chercheur.

Mais la transcription de ces idées devient véritablement difficile si vous prenez en compte le fait que vos schémas mentaux sont conformés d'une autre manière que les nôtres. Nous ne pouvons utiliser un langage commun intelligible des deux côtés. En ce moment, en m'efforçant d'utiliser en espagnol des idiotismes verbaux qui vous soient familiers, je tais le flux d'idées que je pourrais exprimer avec aisance si les acceptions de vos phonèmes pouvaient interpréter correctement ma pensée. Vos frères Rilke, Neruda, Garcia Lorca, auraient-ils pu exprimer leur exquise sensibilité avec le seul instrument verbal d'un vocabulaire extrait de l'index d'un manuel d'électronique ?

En ce qui nous concerne, il ne s'agit pas de chercher un phonème ou un mot espagnol dont la signification soit analogue à celle de notre mot correspondant. Même si ce premier cas était obtenu, et même avec la réalisation d'une analyse lexicographique de la langue, les expressions complexes intégrées par ces "paroles" cacheraient des significations insolites pour les habitudes topiques de la pensée terrestre. Pour cela, les idées qui ont été proposées dans ces rapports à d'autres frères de différentes nationalités sont nécessairement "géotrophes", c'est-à-dire avec une saveur prononcée "d'orientation culturelle terrestre", mais ceci est dû au moyen de communication sociale choisi. Le pouvoir évocatif des phonèmes qui vous sont familiers bloque toute intention sérieuse de transvasement culturel exogéognostique.

L'idée de vous offrir ces conceptions pour qu'elles servent de base doctrinale se substituant aux piliers de la pensée terrestre actuelle est très éloignée de notre esprit.

Des rapports analogues à celui-ci, mais avec un contenu spécifique différent, ont été remis par voie postale à des philosophes, des dignitaires de différentes Églises, des diplômés de diverses universités, des techniciens, des publicistes et des personnes de formation moyenne de différents pays de OYAGAA (Terre). Nous constatons que beaucoup de vos frères méprisèrent de telles données en refusant de reconnaître notre véritable identité. Cette attitude est orthodoxe sous l'angle "de vision" de la logique habituelle.

Mais même les OEMII terrestres qui ont gardé avec une encourageante curiosité ces pages mécanographiées en différentes langues et qui ont su combiner, avec un équilibre louable, la réserve mentale et le secret que nous exigions, avec d'ailleurs une attitude ouverte d'approbation conditionnée de notre témoignage, n'ont jamais été contraints de substituer leurs propres idées et conceptions géognosologiques par les nôtres.

Nous ne désirons en aucune manière - même par l'exhortation - que vous tombiez dans la tentation de permuter vos idées religieuses, scientifiques et politico-économiques avec les nôtres. Vous-mêmes reconnaîtrez le bien-fondé d'un tel avertissement :

- En premier lieu : parce que nos rapports sont purement DESCRIPTIFS. Nous vous offrons un compte rendu sans l'apport d'arguments positifs, rationnels et convaincants pour les étayer.

- Il serait aberrant pour vous de greffer nos idées, concepts et affirmations dépouillées sur la constellation idéologique conformée par vos éducateurs de la TERRE.

- Mais de plus, si cela était, vous commettriez une extorsion grave au rythme normal de coexistence sociale, le devenir de la culture de la TERRE. Le processus normal de la technologie serait altéré en endommageant gravement la chaîne géosociale actuelle.

- Une révolution de vos structures doit se forger au sein de votre propre réseau social. Une morale cosmique que nous partageons nous interdit respectueusement d'intervenir, sauf en des cas limites imprévisibles.

Nous ne venons pas - tout au moins mes frères de UMMO - en prophètes descendus du ciel pour vous apporter une nouvelle doctrine, une nouvelle physique, une nouvelle religion, des conceptions mathématiques nouvelles, des panacées pour vos maux sociaux ou patho-physiologiques, en nous appuyant pour cela sur notre maturité culturelle plus avancée. Aussi, il ne viendrait pas à l'idée à un ingénieur spécialisé en constructions terrestres en visite dans une école de jeunes enfants, de dénaturer le cycle d'enseignement infantile en essayant d'expliquer aux UYIIE comment on construit un pont en encorbellement au moyen de voussoirs en béton armé.

Naturellement ce spécialiste pourrait utiliser des comparaisons et des expressions accessibles à ces cerveaux embryonnaires afin qu'ils puissent comprendre la technologie qui permet de franchir de grandes portées par la construction de ces structures. Il n'est pas nécessaire de souligner qu'une leçon de cette nature est inopportune dans un cycle puéri-pédagogique.

La pureté de nos intentions peut être constatée à travers le procédé utilisé pour prendre contact avec vous. Si nous désirions vraiment introduire notre propre monde mental, nous exercerions notre prosélytisme en étayant nos textes par des démonstrations, même sophistiquées. Nous n'insisterons pas davantage sur le fait que notre séjour sur TERRE est dû exclusivement à une nécessité vitale, que vous comprendrez, d'étudier et d'analyser votre évolution bioculturelle. C'est seulement après avoir compris que vos propres barrières de scepticisme nous protègent que nous avons décidé cet essai de symbiose intellectuelle.

Nous vous offrons maintenant ces documents tout en sachant qu'ils seront accueillis avec réticence et nous en faisons dépositaires des hommes de la TERRE comme vous, qui, imprégnés par l'intérêt pour des thèmes extra-biologiques, Ies conserveraient au moins jusqu'à ce que des preuves objectives et vraies sanctionnent l'authenticité de leur genèse.

Ceci est la seule chose que nous préconisons : Ne nous croyez pas. Accueillez avec méfiance ces concepts. Ne les divulguez pas pour l'instant dans les milieux de communication de masse. Montrez-vous même sceptiques face aux OEMII non familiarisés avec cette science (celle qui analyse ces faits), mais ne détruisez pas ces feuilles imprimées. Avec quelques milliers d'autres distribuées secrètement, elles constituent le précédent historique des relations débutantes entre nos deux réseaux humains.


D 76 | T1- 84

NOTRE CONCEPTION DE L'AIOOYAAIODI

Tout penseur de la TERRE reconnaîtra l'insurmontable difficulté qu'entraine la projection sur des esprits non formés de concepts abstraits reflétant toute la richesse idéologique des différentes écoles philosophiques.

Notre prétention de vous offrir de telles conceptions condensées en quelques paragraphes stérilise d'emblée toute possibilité d'homogénéiser les critères, en leur donnant la forme adéquate que nous acceptons. Mais au moins elle vous servira pour ébaucher par petites touches rapides une image de la structure de notre pensée.

Dans le domaine de la cosmologie, les progrès obtenus sont suffisamment importants pour que les spéculations de nos idéologues abandonnent le terrain mouvant des intuitions et s'appuient sur un empirisme épuré et omniprésent qui nous a permis de formuler des hypothèses beaucoup plus conséquentes que celles d'autrefois.

Nous pouvons vous révéler que le premier "choc" ressenti par les anciennes conceptions mécanistes du Cosmos eut lieu quand nos cosmophysiciens arrivèrent à constater la véritable nature de l'espace physique.

Notre modèle de Cosmos est capable de répondre d'une manière satisfaisante à toutes les interrogations qui se posent non seulement en Physique mais aussi dans le domaine biologique et psychophysique. Il est compatible avec la riche phénoménologie dont nous sommes les observateurs optionnels.

Il ne s'agit pas cependant d'un modèle définitif et parfait - réel - car bien qu'il réponde à nos propres formulations : qu'est-ce que l'être? qu'est-ce que le non-être?... qu'est-ce que le être? pourquoi sommes-nous ici ?... qu'est-ce que "l'entité"-nécessaire ? (Observez que j'essaie de refléter les formulations qui vous sont les plus familières) et pourtant, pour satisfaire harmonieusement nos aspirations subjectives de connaissance, nous introduisons sophistiquement des convictions erronées.

Par exemple, celle qui consiste à dire qu'il existe un modèle objectif pour nous. Celle que, pour satisfaire nos propres schémas mentaux propres à des êtres à structure corticale définie, nous pouvons qualifier de HORS DE MON ESPRIT comme concept "appréhendé" dans sa totalité, sans tenir compte du fait qu'une autre entité pensante DIFFÉRENTE DE MA STRUCTURE puisse satisfaire aussi ses propres formulations en arrivant à des résultats incompatibles avec mon MOI-STRUCTURAL, mais parfaitement valables pour lui.

Mais ceci est un corollaire de l'inquiétante question exposée en premier lieu. Existe t'il un modèle objectif du " Cosmos " ? Si la réponse est négative, la confusion introduite rendra impossible toute espérance de certitude.

Mais avant d'exprimer nos idées sur les êtres, sur l'AIOOYAAIODI (entité dimensionnelle), voyons comment nous envisageons le problème de l'information dont l'altération interdirait toute possibilité de nous entendre.


 

D 77 | T1- 85/86

LE LANGAGE ET NOTRE LOGIQUE

Notre premier objectif de notre pensée fut d'élaborer des bases dialectiques, une logique qui fût indépendante du langage, de la langue. Ceci était d'une importance vitale si vous tenez compte du fait que notre forme d'expression est bisynchrovalente et que la codification verbale de la pensée en deux modes d'expression capables d'être phonétiquement simultanées (l'une par un mécanisme linguoguttural semblable aux langages de la TERRE, et l'autre par un code qui implique des répétitions séquentielles des phonèmes ) prédispose à des interprétations erronées et est une source de tromperies due à l'ambiguïté des termes utilisés et à la composante émotive lors de leur expression.

C'est pour cela que fut choisie notre OIYOYOIDAA (manière d'exprimer des idées par une répétition codée de différents mots dans le contexte d'une conversation normale) pour servir de base à une communication verbale de nos concepts AADOO-AUGOOA (logiques). Ainsi les idées transcendantales sont exprimées en un langage de base mathématique.

De cette façon, nous, les OEMII de UMMO, pouvons employer à volonté trois instruments verbaux qui sont utilisés en fonction des nécessités de l'individu en chacun à chaque instant .

Le premier, DU-OI-OIYOO (on peut le traduire par langage de liaison) utilise des idéogrammes dans leur expression graphique et des groupes de phonèmes (ndt: Voces pluriel de Voz: voix, bruit, cri, mot, vocable) liés ou connectés qui représentent des concepts, des valeurs et des objets concrets et même des idées complexes ordonnées. C'est un véhicule qui sert pour converser de questions routinières (langage domestique, technique, macrosocial vulgarisé) (voir note 8).

NOTE 8 : Nous vous parlerons une autre fois de notre forme de communication OANNEAOIYOYOO (vous diriez " TÉLÉPATHIQUE "), celle-ci nous permet de connecter les éléments intégrants de notre RÉSEAU SOCIAL à de grandes distances. Deux difficultés ternissent cependant cette voie informative :
- L'initiation du contact entre deux OEMII nécessite un certain temps.
- Des concepts complexes de caractère logique transcendantal ne peuvent accéder par cette voie, seulement utile pour la transmission d'idées simples et topiques.

Durant le cursus d'enseignement, dans les réunions de caractère transcendant, dans les dialogues entre ceux que vous nommeriez des intellectuels, quand les hiérarques de notre société (nos autorités suprêmes sont situées sur trois niveaux : UMMOAELEWE, UMMOAELEVEANI et UMMOEMIl ) doivent s'adresser aux membres du réseau social pour des raisons transcendantes et dans des cas plus communs, quand l'urgence du cas nécessite une grande rapidité d'information, deux ordres d'idées peuvent être projetés simultanément sur notre interlocuteur. Des deux communications, la plus transcendante, la plus complexe, celle qui requiert une grande exactitude d'expression, s'élabore au moyen d'un codage numérique dans laquelle chaque nombre est saisi par la répétition " n fois " du même phonème, avec l'aide d'une modulation particulière de ceux-ci (voir note 4).

NOTE 4 : Illustrons avec un exemple réel cette modalité de communication verbale de l'information.
Pour ce type de langage on n'utilise pas " des vocables ou des mots " : les propositions s'encodent en agglutinant les composants de la phrase (sujet, prédicat et verbe comme vous diriez ) en forme de proposition codée. L'euphonie importe moins que le sens réel de la pensée.
Ainsi la proposition "cette planète verdâtre paraît flotter dans l'espace ", serait exprimée dans notre langage topique (DU-OI-OIYOO ) de la manière suivante :

AYIIO NOOXOEOOYAA DOEE USGIGIIAM

Mais si nous désirons exprimer par le truchement du OIYOYOIDAA, il ne faudra que trois symboles codants:
PROPOSITION : (cette planète flotte dans l'espace).
CORRECTIONS : (Verdâtre), (paraît; nous croyons que).

Trois chiffres (en système duodécimal) sont utilisés, la proposition requiert sept digits et les corrections cinq et quatre digits respectivement.

De cette manière, dans un bavardage intranscendant comme

UAEXOOE IANNO IAUAMII IE OEMII + UAMII XOA AALOA

s'intercalerait l'information précédente :

AEXOOE IANNOO IANNO IAVAMII IE IE IE UAMII XOA AALOA AALOA AALOA. (Ndt: un accent aigu sur les trois lettres en gras et les soulignements sont sur l'original) dans laquelle les digits peuvent s'exprimer de deux façons : en répétant certains phonèmes et en modulant ou en accentuant quelques-uns de ces mots de forme caractéristique.

C'est cette dernière modalité qui sert de base pour un troisième type de langage qui, profitant de la codification fondamentale des propositions très élaborées (codage numérique), établit des règles flexibles dans la communication d'informations, beaucoup plus complexes et exactes.

Ainsi quand nous devons dialoguer ou exprimer des idées transcendantes de caractère logique, mathématique, "métaphysique" ou physique, nous utilisons une codification particulière de propositions, formulée de telle façon que notre dialectique ne rencontre pas d'obstacles idiomatiques, phonétiques ou émotionnels. Le gain important en pouvoir informatif compense la lenteur ou la pauvre fluidité du flux de communication verbal.

Nous observons des divergences notables entre les bases de logique qui vous sont familières et les nôtres.

Nous nions le principe terrestre du tiers exclu (exclusion du moyen terme énoncé par Aristote) selon lequel les propositions ne peuvent être que VRAIES ou FAUSSES.

Une telle ligne dialectique déterminée exige de même que l'on refuse le principe que vous nommez de CONTRADICTION (par exemple dans le domaine que nous appelons théorie de BIEEWIGUU, qui peut se traduire par psychophysiologie).

Dans tous les cas nous respectons ce que vous appelez le principe d'IDENTITÉ.

Ce que nous venons de rapporter exige un éclaircissement. Dans notre "devenir" normal, dans notre vie quotidienne, notre dialectique peut se confondre avec la vôtre. Si je dis que OUI, je me suis réveillé à 26 UIW, une telle proposition est VRAIE ou bien je peux avoir falsifié la réalité, auquel cas un autre type d'énonciation distincte de VRAI ou FAUX n'est pas possible (et ceci ICI dans mon cadre tridimensionnel de mon WAAM (Univers)).

Pour des actes normaux de la vie quotidienne, ce principe artificiel bipolaire ou bivalent (Ndt : du tiers exclu), est valable ou utile (vous ne faites pas non plus, au marché, des corrections relativistes sur la masse d'une marchandise déplacée du commerçant vers le client).

Mais quand nous désirons spéculer au sujet de valeurs transcendantes ou quand nous tentons d'étudier des concepts que vous appelleriez gnoséologiques, ontologiques, physiques, biologiques, théologiques... ce principe est totalement à rejeter.

C'est précisément le grand obstacle auquel nous faisons allusion dans les paragraphes précédents. Comment vous exposer nos fondements métaphysiques si nos "langages" respectifs sont basés sur des principes logiques contradictoires? Le problème ne peut se résoudre par une simple transcription des significations de phonèmes comme vous pouvez vous en douter.

Ceci est la raison pour laquelle (en dehors de celles inhérentes à des impératifs de censure) nous nous voyons obligés, dans nos rapports, d'utiliser des comparaisons terrestres (Ndt: tierracentricos), des propositions mutilées et étroites qui entravent toute la richesse informative de nos expressions dialectiques. Déjà la seule utilisation du verbe ÊTRE limite toutes nos possibilités. Toute l'ontologie des penseurs de la Terre est saturée d'expressions comme " ÊTRE ", " JE NE SUIS PAS", " J'EXISTE ", sans possibilité de choix pour d'autres formes de contenu distinct.

En ce sens, l'orientation de penseurs néopositivistes de la TERRE comme Russel est clairvoyante, non pas par le rejet de toute métaphysique mais comme exigence d'une révision du langage. Tant que vos formes de communication informative ne seront pas clarifiées, le processus de recherche de la vérité sera lent et très laborieux.


 

D 78 | T1- 86/89

NOS BASES EAAIODI GOO (Ontologiques)

Comme vous n'êtes pas, Monsieur Ribera Jordá, un spécialiste en philosophie de la TERRE, nous essaierons d'utiliser une terminologie plus familière et compréhensible, avec un vocabulaire analogue à cette discipline.

Le problème de l' "ÊTRE", tel qu'il a été envisagé par les penseurs de la TERRE, a eu une formulation radicalement différente sur UMMO. Nos ancêtres ne doutèrent pas un instant de l'existence de la réalité externe à la propre conscience. Les "choses" existent par elles-mêmes, " en dehors de moi " mais leur essence nous est masquée par leur codage dans nos voies sensorielles (voir note 7). Ce principe est resté constant jusqu'à ce que de nouvelles formes de dialectique enrichissent nos schémas primitifs.

NOTE 7 : Sur ce point les penseurs de la TERRE acceptent aussi la difficulté d'accéder à la réalité extérieure, dont les images mentales s'intègrent au travers du codage utilisé par nos organes extérocepteurs et propriocepteurs.

Une synthèse de notre EAYODI GOO (ontologie) actuelle pourrait être formulée ainsi :
Il n'est pas possible de définir dans un premier stade le concept de l'ÊTRE.
"POUR-MOI" qui suis une pure conscience de mon IGIO UALEEXII (MOI) et des "choses" qui AIOOYA (existent dimensionnées) autour de moi, je suis plongé dans un WAAM (univers) qui me transcende.

Les " choses ", les objets de mon processus mental ne "sont" sans doute pas comme je les perçois, ni comme je les traite au moyen d'un mécanisme rationalisateur très complexe. Les relations causales sont des relations " EN-MOI " traitées selon un ordre élaboré par de tels mécanismes. Un végétal est appréhendé par "moi" avec des caractéristiques qui symbolisent ses attributs "réels". "Mon" impression sensorielle arrivant au niveau de la conscience est sans doute une illusion basée sur des constantes extérieures. Ainsi la couleur sera l'impression psychologique d'une stimulation de nature électromagnétique et le concept de masse imprimé dans ma conscience est très loin de pouvoir s'identifier avec l'attribut physique réel qui le génère. Jusqu'ici, Monsieur Ribera, de telles idées concordent avec la pensée des théoriciens des idées de la TERRE.

Mais, même si les "ÊTRES" se masquaient en accédant à notre MOI et même si nous ne pouvions savoir comment ils " SONT " réellement, leur essence EXTÉRIEURE-À-MOI est-elle constante ? Je peux ignorer comment " EST " réellement une molécule de camphre qui stimule mon organe sensoriel olfactif en provoquant la sensation consciente, mais chaque fois que je perçois un tel arôme, puis-je assurer qu'il est un attribut du seul camphre et non pas qu'il puisse s'agir d'une illusion ou une hallucination?

Exprimé autrement :
Même si je ne savais pas comment "est réellement le WAAM " , le WAAM est-il "ICI", dynamique ou statique, changeant ou rigide, engendrant des idées qui se reflétent dans ma conscience sans que mon " MOI " soit capable de changer son essence, son " ÊTRE " propre?

Notre réponse est NON.

Les OEMII avec une structure neurocorticale et mentale définie (vous les hommes de la TERRE, nous les hommes d' UMMO et tous les êtres semblables du WAAM) ne pouvons jamais accéder à la vérité, à l'essence du WAAM, non pas parce qu'un tel WAAM"n'existe pas" ni parce qu'il y a une barrière qui nous en empêche, mais parce que EN PENSANT À L'ÊTRE NOUS MODIFIONS SON ESSENCE (Une comparaison grossière illustrera notre proposition : quand un physicien de votre Planète prétend observer une éprouvette micrométallographique pour constater ses propriétés optiques, il produit une altération dans le processus en utilisant de la lumière pour l'observation. Ceci est un obstacle insurmontable puisque l'observation elle-même altère la véritable nature de ce qui est observé). Quelque chose de semblable se passe avec l'ÊTRE : celui ci "EST-AINSI" quand il N'EST PAS PENSÉ ET QUE SON IDÉE N'EXISTE PAS DANS MA CONSCIENCE.

Dés que nous ÊTRES PENSANTS tendons vers l'ÊTRE, celui-ci n' [EST] , ni [N'EST-PAS] (ici votre logique ne nous permet pas une solution informative pour développer ce concept).

Nous OEMII "créons" le WAAM en pensant à lui, le Cosmos se présente à nous avec une configuration d'IBOZOO-UU (voir plus loin le concept physique du WAAM). Sans doute ces IBOZOO-UU existent en tant que reflet spéculatif de QUELQUE-CHOSE-QUI-N'ÉTAIT-PAS-IBOZOO avant que nous le pensions et, comme (penser c'est ÊTRE), avant que nous, les OEMII, n'existions.

II s'agit là d'une espèce de " SYMBIOSE " entre la Réalité extérieure et nous. La réalité extérieure se plie à notre processus mental, elle est modifiée dés que nous focalisons notre conscience sur elle. Nous élaborons alors un modèle de WAAM binaire composé de facteurs physiques IBOZOO-UU qui est notre "CRÉATION" et en même temps cette Réalité conforme notre MOI, le crée, le génère.

En arrivant à ce stade, vous pouvez penser que notre système est une espèce de panthéisme qui exclut l'idée d'un ÊTRE NÉCESSAIRE ou WOA (Dieu) TRANSCENDANT-AU-COSMOS. II n'en est rien comme vous pourrez le constater plus loin.

Imaginons d'autres êtres " pensants " différents de nous ( EESEEOEMI ). Nous ne nous référons pas à des êtres avec une structure physiologique différente, mais à des "JE" dont les schémas mentaux ont une configuration différente. Sans aucun doute "ceux-ci" tenteront de PENSER-LE-COSMOS (bien entendu le processus de "PENSER" ne doit pas être interprété dans un sens anthropomorphique) , et " ce faisant " ils modifieront son ÊTRE. Ainsi leur WAAM NE SERA PAS notre WAAM [Notez: CECI EST IMPORTANT que nous ne disons pas que le WAAM ne sera pas OBSERVÉ ou SENTI ou PERCU ou SCHÉMATISÉ de différentes manières - ceci est évident -. Mais par contre nous disons que l'image de ce Cosmos doit être différente comme peut l'être une image optique captée par un insecte diptère par rapport à celle perçu par la rétine humaine).

II n'y a pas seulement le fait que l'image de ce WAAM soit distincte par l'intervention de processus mentaux de configuration différente des nôtres. C'est que l'ÊTRE même, l'ESSENCE même du WAAM sera perturbée. Cette relativité de l'ÊTRE, cette polyvalence de "l'ÊTRE", demeure reflétée dans notre logique par ce que nous nommons AAIODI AYUU (gamme ou réseau de forme de l'ÊTRE).

Supposons que nous ordonnions symboliquement toutes les possibilités ontologiques (pour cela faites abstraction du principe du tiers exclu aristotélicien) relatif à "QUELQUE CHOSE" transcendant à mon " JE ".

( EST UN ÊTRE )1 - ( N'EST PAS UN ÊTRE )2 - ( EST UN ÊTRE )3 - ( EST UN ÊTRE)4 ..... -
..... ( EST UN ÊTRE )n

Il s'agit d'un ensemble ou série de possibilités non tautologiques que nous pouvons coder encore plus synthétiquement ainsi: S1; S2; S3; S4 ; S5 ; ..... ; Sn

Nous arrivons à la signification de l'AIOOYA dont la transcription en langage terrestre est impossible. AIOODI est "ce " qui est susceptible d'adopter des possibilités infinies "d'existence" (S1, S2, S3; .. . . . . ; Sn). Ainsi, par exemple un IBOAYA OU (quantum énergétique, photon) peut S1(ÊTRE) ou S2 (NE PAS ÊTRE, dans le cas où il se transforme en masse), mais les deux possibilités sont des déformations d'un AIOOYA provoquées par mon "JE" (être pensant).

Nous, OEMII, voyons donc le WAAM et ses facteurs intégrés dans les possibilités S1; S2 ; ......; Sk. Vous, les hommes de la TERRE, vous n'acceptez pour l'instant que les possibilités S1 et S2,.

Mais d'autres hypothétiques êtres pensants capteront des AIOODI sous les possibilités différentes des nôtres Sk + 1, Sk + 2 ........ Sm.

Le drame de I'OEMII ou d'un autre EESEEOEMI réside dans le fait que sa recherche de la vérité, sa recherche de l'AIOODI, sera infructueuse puisque celle-ci se présentera toujours sous les caractéristiques S1 ,S2, S3 . . . . . . . . Sn.

Mes jugements, mes actes, qui sont ordonnés par les objectifs à atteindre et par les moyens utilisables, constituent de plus "EN-EUX" autant de S1, S2, . . . . . . . . Sk auto-déformés par leur propre processus pensant.


D 79 | T1- 89/91

LE CONCEPT DE WOA

Vous disposez d'un beau mythe: Tantale, le roi de Lydie condamné à ne pas pouvoir satisfaire son appétit tout en disposant de plats à sa portée. Tout EESEOEMI IGIO (ÊTRE PENSANT) doit subir aussi les conséquences de sa propre essence. Le WAAM est inaccessible. Le WAAM qu'il voit, qu'il touche, dont il sent la chaleur, qu'il pense en somme, est transformé par lui dans ce processus pensant.

Mais le AAIIODI avec ses multiples formes "d' ÊTRE": EST-ICI-DANS-MON-WAAM. Est-ce que quelque chose ou quelqu'un peut y accéder , "penser" à lui sans le déformer ? Quelqu'un ou quelque chose peut-il pénétrer le AAIIOYA sans que celui-ci se permute en S1, S2, S3 ......Sn ? Ce quelqu'un ou quelque chose est WOA ou le Générateur, celui auquel sur TERRE vous donneriez le nom de DIEU, si le "DIEU" de vos écoles théologiques était moins anthropomorphe que notre concept d' "ENTITÉ NÉCESSAIRE".

Nous disons que WOA engendre le WAAMWAAM (Cosmos multiple). Nous utilisons arbitrairement le mot " engendrer " non pas comme synonyme strict du verbe "CRÉER" mais comme transcription de notre phonème IIWOAE. Je vous ai dit que WOA est l'unique "entité" "pensante" qui ne déforme pas le AIIODI. En utilisant des mots de la TERRE avec encore un risque d'anthropomorphiser le concept que nous sommes occupés à vous exposer, nous dirons que WOA coexiste avec AIIODI, que AIIODI ne lui est pas transcendant. AIIODI est "ACTE" de WOA, il est généré sans que WOA l'ait préalablement rendu possible. De cette façon "LA PENSÉE DE WOA" ne garde aucune relation avec notre processus pensant d'êtres dimensionnels.

Nous affirmons donc que l' ÊTRE n'est pas IMMANENT, qu'il n'est pas un terme de notre conscience subjective bien que cette conscience soit celle qui le conforme en extorquant une réalité (AIIODI) qui se cache derrière notre vision intellectuelle déformante de L'ENTITÉ. WOA engendre ainsi toutes les formes possibles de S1, S2, S3. . . . . ... Sn et leurs sous-groupes constituent autant d'autres WAAM. Autrement dit, WOA engendre une infinité de cosmos, en engendrant une infinité de types d'êtres pensants, mais la proposition "IL Y A UNE INFINITÉ DE WAAM " n'est valable que pour nous, EESEOEMII (êtres pensants) qui, en déformant autant de fois le AIIOYAA que nous sommes des classes de "JE pensants", nous nous créons l'illusion d'une très riche gamme de possibilités ontologiques.

Exprimé d'une manière triviale; " vu du côté de WOA " le WAAM (Univers) ne présente pas la large gamme de formes qui est familière à notre entendement, WOA ne l'apprécie même pas comme quelque chose qui EXISTE ou qui N'EXISTE PAS ou qui EXISTE; pour WOA il est simplement AIIODI éternel et immuable comme lui. (nous utilisons ici le mot " éternel ", mais pas comme synonyme de temps infini).

NOTRE IDÉE DE WOA

Il est véritablement difficile de parler de WOA dont nous ignorons l'essence,  tout en étant contraints d'employer une langue étrangère dont les bases logiques sont bivalentes. Sur UMMO, quand nous employons l'expression phonétique AIOOYA AMIIE (dont la transcription littérale serait "N'EXISTE PAS") nous nous référons bien à des concepts abstraits ou à des idées ou bien à WOA. Nous cherchons à exprimer quelque chose de différent de AIOODI (ÊTRE INACCESSIBLE ) puisque AIOODI se présente à nous avec des "dimensions" et que WOA est ADIMENSIONNEL, c'est-à-dire, qu'il n'est pas susceptible d'être déformé par notre pensée. Ainsi nous disons AIOOYA IBONEE (les radiations cosmiques existent) ou AA-INNUO-AIOOYA-AMIE (la symétrie n'existe pas).

WOA est adimensionnel. Sur ce point nous sommes en accord avec les théologiens de la TERRE. Cela n'a pas de sens de parler "d'Eternité", de temps, de pensée ou d'esprit dans l'essence de WOA.

De plus sa raison de AIOOYA AMIIE est précisément celle d'être genèse de l'idée de AIOODI. Nous vous avons dit que AIIOODI est l'Entité qui ne nous transcende pas puisqu'il est extorqué, fractionné en multiples formes (WAAMWAAM).

C'est dans ce sens que nous pouvons (sous notre angle familier) imaginer que dans WOA "il y a" un esprit créateur d'idées, d'une infinité d'idées, dans la mesure où ces idées ne sont pas incompatibles avec l'essence du WAAM .

De plus nous n'attribuons pas à WOA des qualités, ou nous n'associons pas à son AIOBII (voir note 10 - Ndt: cette note est manquante) des fonctions hominoïdes qui anthropomorphisent son concept comme l'ont fait malheureusement les théologiens de la TERRE dans des époques passées. L'attribut de BONTÉ, de CRÉATEUR, de JUSTE, de CRUEL et autres, n'ont pas de sens s'ils se rattachent à "ce qui AIOBII" (C'est le cas de WOA) .

Quand nous traduisons le phonème IIWOAE par le mot d'Espagne " générer" nous prostituons la signification authentique, étant donné que notre concept de IIWOAE N'EST PAS synonyme "d' ENGENDRER" ou "de CRÉER" au sens où vous l'entendez, c'est-à-dire "la fonction qui permet à une Entité avec une existence préalable de faire surgir un ÊTRE CONTINGENT dont les éléments constitutifs ne préexistaient pas" (voir note 11 - Ndt: cette note est manquante).

Nous nous rendons parfaitement compte de la confusion qui peut vous gêner pour essayer de comprendre ces paragraphes. Ce n'est pas de notre faute.

En utilisant votre logique familière, nous symboliserons ce concept:
Vu depuis la perspective de l'homme, WOA (Dieu) "crée" les bases des atomes, génère les lois qui régissent le Cosmos, mais pour la perspective de WOA, la fonction "générer", "créer", et même "COÉXISTER", n'a pas de signification.

Il est nécessaire d'insister sur la grande différence que nous observons entre notre concept de genèse par WOA (vu par un OEMMI) et ce concept de génération tel qu'il serait appréhendé si nous nous situions (possibilité absurde) du "point de vue" de WOA.

Pour nous, WOA engendre une infinité d'idées, idées qui en tant qu'excroissances d'un "ÊTRE SUPRÊME", doivent SE RÉALISER, EXISTER EN DEHORS OU EN DEDANS DE NOUS. Ainsi il est capable d'engendrer autant de cosmos que nous pouvons imaginer d'entités pensantes.

Mais sous l'hypothétique angle de WOA, tout est différent. Lui, il (coexiste-engendre) avec le ou les (utiliser un qualificatif quantitatif n'a pas de sens) AIOODI, mais un être pensant est simultanément AIOODI car, à son tour, en pensant en "lui", il le déforme en mille facettes ontologiques, générant son propre WAAM, son propre COSMOS. Ainsi surgissent autant de WAAM que d' EESEOEMI compatibles avec "l'esprit de WOA".

Pour WOA le pluri-cosmos (WAAM-WAAM) n'aura donc pas de sens mais il n'en sera pas de même pour nous, hommes pensants.

Mais continuons avec notre procédé "vu" par moi (JE-PENSANT).

WOA, parmi l'infinité d'idées qui coexistent avec son essence, imagine celle d'un "ÊTRE" adimensionnel capable de léser (ndt: "extorsionar") son propre AAIODI (c'est-à-dire : penser, engendrer des idées). Un tel "ÊTRE" (ÊTRE pour mon concept; AAIODI pour WOA) doit donc être libre. (Observez que s'il ne l'était pas, sa genèse d'idées n'aurait pas de sens puisque celles-ci seraient attribuables à WOA et ne seraient donc pas des IDÉES (au sens conceptuel que vous attribuez à un tel mot) mais AAIODI .

Il n'est pas logique non plus d'imaginer que cet " ÊTRE " libre et générant un autre AAIODI, puisse être un double de WOA. (WOA ne pourra pas engendrer un tel ÊTRE).

C'est ainsi "qu'a été généré" BUAWE BIAEI (peut se traduire par " ESPRIT COMMUNAUTAIRE ou SOCIAL ") qui représente, comme nous l'expliquerons plus loin, la collectivité des EESEOEMII (êtres pensants) incapables de pénétrer l'essence du AIODI, puisque leur tentative provoque une "mutation " en lui, comme nous vous l'avons expliqué antérieurement.

Combien de BUAWE BIAEI "existent-ils" ? C'est-à-dire combien y a-t-il de catégories de groupes pensants? Est-ce que tous les BUAWE BIAEI sont identiques en leur essence ? Le BUAWE BIAEI terrestre est-il le même que celui d'UMMO ?

Nous essaierons de répondre dans l'ordre à toutes ces questions, mais avant il est nécessaire de clarifier la double interprétation que représente pour nous le phonème BUAWE BIAEI : une première acception (l'ancienne) est synonyme de "COLLECTIVITE d' EESEOMI". La seconde représente notre concept actuel "d' ESPRIT COLLECTIF". Sans cette clarification nous pourrions arriver à une tromperie de caractère amphibologique (Ndt - ROBERT: " amphibologie " : double sens présenté par une proposition ) qui rendrait encore plus difficile la compréhension de notre pensée.

Si nous nous en tenons à la première acception, il est évident que nous ignorons par voie empirique combien de catégories d'êtres CONSCIENTS ET PENSANTS peuvent exister dans le WAAM-WAAM (ensemble d'Univers coexistant avec WOA).

Si nous acceptons la définition du WAAM-WAAM au sens strict, il doit y avoir autant de WAAM que de catégories d'êtres pensants capables de déformer le AAIODI.

En adoptant aussi le mot BUAWE BIAEII comme synonyme de collectivité homogène, vous les hommes de la TERRE, nous les OEMII de UMMO et TOUS les humains qui ont notre structure neurocorticale et dont les processus mentaux se déroulent sous des bases analogues, nous lui appartenons ; mais en suggérant l'autre signification (âme collective) nous vous confessons que nous n'avons pas encore pu résoudre cette énigme. (Une des raisons, parmi d'autres, de notre venue sur votre OYAA s'appuie sur la réalisation d'une étude profonde du problème.)


D80 | T1-92/93

NOTRE GNOSÉOLOGIE

Nous n'avons pas élaboré une théorie de la connaissance qui soit séparée de notre propre WOALA OLEASS (Philosophie-Théologie) et avec sa propre identité.

Notre source de connaissance est empirique. Convaincus que l'AAIODI (l'entité réelle) nous est inconnue, convaincus que le WAAM accessible par nos voies intellectuelles et sensorielles est un "fantasme" créé par notre JE-PENSANT, nous optons pour au moins tenter de pénétrer cette image déformée par nous de l'AAIODI . Sur UMMO, il existe une ancienne légende qui illustre cette attitude:

L' IGOONOOI (ouragan chargé de sables abrasifs, dangereux, qui parvient à détruire la végétation et à éroder fortement les roches) voulut un jour lire l'OUDEXIENOO (voir note 6) des OEMMI "des lacs", car il se sentait "faible et malade" (sa vitesse était en baisse selon le texte original).

NOTE 6 : Les OUDEXIONOO étaient des monolithes de roche poreuse et tendre en forme de baguettes que l'on érigeait dans les champs et où nos ancêtres effectuaient des inscriptions relatives à des "recettes ou conseils thérapeutiques". Ils voulaient perpétuer ainsi une médecine de caractère empirico-magique. Nous conservons encore quelques-unes de ces longues colonnes.

Cette nuit-là, il descendit des " déserts " et souffla en ouragan terrorisant les OEMMII, détruisant la BAAYIODOVII (flore et animaux) et limant les roches et la terre. Mais quand arriva le lever du jour et qu'il voulut lire les inscriptions, celles-ci avaient été érodées par la poussière en mouvement (déformant les textes) et ainsi l' IGOONOOI mourut (il s'arrêta de " souffler ") en interprétant mal les graphismes qu'il avait lui-même à moitié détruits.

Ce mythe peut illustrer le drame de I'OEMMII de UMMO. Conscient que le WAAM que nous " contemplons", que nous "pensons" n'est pas le véritable WAAM engendré par WOA, puisque la fonction "pensante" distord, déforme sa réalité, l'être humain, et par extension n'importe quel EESEOEMII (ENTITÉ PENSANTE), est condamné à gommer la véritable inscription guérisseuse qui assouvirait son angoisse gnoséologique.

Nos ancêtres découvrirent progressivement que les formulations scientifiques élaborées sous des prémices et sous des conclusions basées sur une logique simpliste n'avaient pas le caractère apodictique (NdR - ROBERT: " qui a une évidence de droit et non pas seulement de fait" ) qu'ils leur attribuaient au départ. Dans la dynamique du WAAM existaient des principes incapables d'être envisagés sous les qualifications que vous appelez "FAUX" ou "VRAI". Surgissent ainsi des voix (Ndt: "voces" : voix ou termes) qui réclament une nouvelle logique capable non seulement de dépasser les limites de certaines formes rudimentaires de communication informative, mais d'enrichir aussi la gamme des AIGAEGAA (propositions) possibles. Sinon comment rattacher à la phénoménologie scientifique des réalités comme l'AMMIOXOO (mal moral), IUAMMIO DII (cruauté), YIISA-OO (félicité, bien moral, satisfaction intime), OANEEAOIYOOYO (transmission télépathique), OENBUUAU (lien soma psyché). Tous ces termes ne peuvent être mesurées analytiquement et insérés dans le cadre de la réalité objective avec des concepts tels que GOODAA (état liquide de la matière), IBOSOO UU (voir le paragraphe consacré à la structure du WAAM) ou IBON-EE (radiations de très haute fréquence).

Il était nécessaire de libérer l'OEMMII qui se consacre à la science de sa tendance inconsciente à imprégner ses conclusions de teintes affectives, en pervertissant ainsi la conscience de la réalité objective.

Surgirent ainsi de nouvelles techniques pour accéder à des phénomènes que vous qualifieriez de "SPIRITUELS" en utilisant une méthodologie rigoureusement scientifique (au sens que vous accordez à ce mot, c'est-à-dire en vérifiant les faits et en formulant analytiquement leurs lois). Il y a seulement une différence avec les scientifiques de la TERRE : Vous, vous acceptez une hypothèse en l'élevant au niveau d'explication rationnelle quand ses postulats (énoncés sous des formes aristotéliciennes) ne contredisent pas la loi exprimée mathématiquement - généralement de type statistique - jusqu'à ce que la découverte de faits nouveaux entre en conflit avec l'ancienne formulation.

Notre "agnosticisme" (comme vous l'appelez vous-mêmes) nous pousse non seulement à nous abstenir de définir et de sonder quelque chose d'aussi transcendant que WOA ou AAIOODI, mais aussi nous pousse à élaborer une théorie et à la vérifier. NOUS N'ACCEPTONS PAS pas son authenticité malgré tout.

Ce flot de concepts, explications, hypothèses, nous sert comme gymnastique mentale pour épurer constamment les idées. Quand un penseur de UMMO formule par exemple une nouvelle hypothèse concernant l'influence de l'UWAAM (cosmos jumeau) ratifiée par les faits et par sa formulation analytique, IL NE LA CROIT PAS lui-même et ne l'accepte jamais. La propre dynamique de la fonction pensante est plus importante que le stade " plat " d'une théorie stagnante qui engendre une école, comme parmi vous. Un exemple, bien qu'absurde, illustrera ce que je dis. Si Freud avait eu notre mentalité d'UMMOENMII, il n'aurait jamais accepté dogmatiquement sa propre théorie du "complexe d'œdipe ".

Cette conduite pragmatique, étrange pour vous, nous est utile car elle évite aussi bien l'atomisation d'écoles qui divisent le Réseau Social en provoquant des situations conflictuelles, que les postures narcissiques et non objectives de celui qui accepte ses propres genèses mentales comme vérités ultimes, en oubliant qu'un autre oemmi du futur, plus intelligent et expert, perfectionnera encore, sans les nier, les propositions précédentes. C'est pour cela que nos oemii penseurs n'essaient pas de spéculer autour de l'essence de ce qui est inaccessible (par exemple WOA et l'AAIODI).


D81 | T1-93/94

NOTRE "UAA" (MORALE)

Ainsi notre WOA n'est pas un Dieu avec des attributs anthropomorphes (bon, sage, puissant...) tout au moins au sens littéral que vous accordez à de telles qualités. Il n'existe pas pour nous "un problème du mal" que nous devons imputer à WOA. Le "mal" moral et physique est "vécu" (aussi) par les OEMII d'UMMO quoique dans des formes différentes de celles de la Terre. Mais ce "mal" est engendré par notre "JE-PENSANT LIBRE", qui en déformant ce qui est transcendant (le AIIOOYA) reflète sur notre conscience toute une très riche variété de formes physiques et de formes d'existence plus ou moins "belles" quelquefois, plus ou moins "mauvaises" d'autres fois quand elles perturbent notre affectivité.

La tendance à chercher la sécurité en Dieu, topique dans le contexte socio-religieux actuel de l'homme de la TERRE, en tant que réponse à sa propre anxiété et angoisse, angoisse de l'insécurité de son existence, n'est pas partagée par nous. Nous, nous ne "supplions" pas WOA, nous lui "transmettons" seulement notre gratitude. Nous aimons le Créateur, mais comme il ne nous est pas accessible, comme il transcende notre conscience comme nos concepts du WAAM, et que l'échelle des valeurs psychiques ou idéaux ne peuvent ressembler en rien à l'AIIOOYA, nous projetons cet amour sur les autres EESEOEMI (nos frères) et cet amour se traduit par une morale sociale épurée et des contrats sévères envers l'AYUYISAA (Réseau Social) (voir note 5).

NOTE 5 : Nous assimilons l'ensemble des OEMMI à un Réseau dont les noeuds ou points de jonction représentent les organismes physiologiques, et les "branches", les liens d'ordre physique, psychologique, moral... Un flux informatif mesurable entre deux IBOO (noeuds ou centres) définira analytiquement cette relation en degré ou étape du Réseau.

Nous élaborons ainsi cette morale à partir d'une double source : L'une, éternelle, non modifiable et statique, proposée par la révélation de notre UMMOWOA, une autre grâce à la participation active de nos frères, (dans) l'élaboration continue de nouvelles interprétations et de formes soigneusement adéquates au temps et à l'espace, conditionnées par une culture en plein progrès par le lent processus de la neuro-corticalisation (et) par l'application de la technologie à nos formes de vie. Ainsi notre morale est changeante, adaptée à chaque moment aux circonstances de l'OEMII et de son entourage social. Jamais sur UMMO les WOALAOLOO (experts en Philosophie religieuse) n'ont invoqué une régression à des stades de civilisation ancestrale. Le mythe terrestre du " bon sauvage" n'a pas de sens sur notre OYAA.

Notre éthique ne se sent pas non plus liée par une pression du milieu social qui l'étrangle et la sature par un contenu creux d'habitudes irrationnelles et de "tabous", de conformismes figés qui étoufferaient l'OEMMI, lésant sa liberté.

Nous pouvons vous offrir, monsieur Ribera Jordà, une synthèse de notre définition de la Loi morale.

L'UAA est la gamme de lois imposées sans contrainte mentale ou physique à l' EESEOEMII par une constellation d'idées fondées sur le stade actuel de la connaissance. Lois qui s'articulent en normes spécifiques en fonction de la situation et du niveau mental de l' OEMII, situation et niveau toujours en plein processus de progression.

L'authenticité de notre Éthique changeante est évaluée en fonction de l'équilibre obtenu entre les exigences d'une morale de l'individu et d'une morale de l'AYUYISAA (Société).

Nous illustrerons plus tard notre concept de l' IGIOI (liberté).

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La position de la note 9 n'est pas repérée. Les notes 10 et 11 dont il est fait référence dans ces documents sont manquantes

Note 9 -
Bien que vous soyez injustes quand vous attaquez les Religions ou les Écoles philosophiques, en les accusant de prostituer la vérité:
- Le catholicisme de Rome est-il coupable pour ne pas avoir interprété fidèlement la pensée de son maître, et, en l'institutionnalisant et en compliquant sa structure, de s'être vu dramatiquement "encerclé" dans ses propres filets pour déboucher sur une triste crise avec de graves tensions internes?
- Les églises évangéliques sont elles coupables de s'être atomisées, angoissées, en trouvant dans les textes bibliques une interprétation littérale qui a nécessairement provoqué un polymorphisme chaotique ?
- Le Matérialisme Dialectique marxiste est-il coupable pour son refus de l'hypothèse d'un Dieu anthropomorphe qui ne put jamais satisfaire un homme de science, un Dieu qui semble protéger les puissants et les riches, face à la misère des OEMII humbles?
- La philosophie existentialiste, qui a conscience du tragique problème posé à l'homme convertissant sa propre TERRE en enfer et incapable d'entendre ou d'être entendu par ses semblables, est elle coupable?

ummo-sciences: D75 àD81 | T1- 82/94, Notes en T1-80,81

 

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