D 56
T7 - 62/64
ajh
corr: 24/04/04
II-I-109/112
Titre de la lettre:
Départ de DEI-98
Ne pas mélanger Ummo et Saliano
Maintien des contacts téléphoniques
Date :
1967
Destinataires :
Sesma
Notes :
1 lettre

UMMOAELEWE
Nombre de copies: I
Langue: Espagnol

(CONFIDENTIEL)


A. Fernando Sesma Manzano
MADRID.

MONSIEUR;

Aujourd'hui je désire dicter personnellement cette lettre. En ce qui me concerne, nous avons si souvent parlé au téléphone que je ne crois pas me tromper en affirmant qu'il existe entre nous un courant d'affection mutuelle.
Je suis moins adroit en castillan que mon frère qui est sous mes ordres, mais en échange, ma simple volonté pleine de cordialité remplacera avantageusement l'indigence de mon vocabulaire.

Bien mon ami, j'ai été attristé en observant dans le timbre de votre voix une certaine amertume car vous pensez que nous vous avons abandonné pour une minuscule transgression de votre part.

Non: Nous n'allons pas le faire. Il est certain que par discipline (CELA N'A JAMAIS ÉTÉ CONSIDÉRÉ COMME UN CHÂTIMENT) nous limitons les communications téléphoniques tant que vous n'avez pas prouvé votre bonne volonté.

Déjà, dans la dernière réunion, nous avons observé votre geste ; vous avez moins fait allusion à ces expériences.

Mais vous êtes injuste avec nous, Sesma. Nous n'avons pas exigé que vous cessiez d'y croire, nous comprenons le profond intérêt que vous ressentez pour Saliano et pour ses enseignements. Nous ne vous mettrons jamais le dos au mur, selon l'expression consacrée. Nous ne vous avons jamais demandé de marquer une préférence pour nous, et de cesser de vous référer à lui. Nous vous demandons seulement d'utiliser des jours et des heures différentes quand vous avez la gentillesse de faire référence à notre enseignement.

Adieu: Ami: Nous n'utilisons jamais cette formule de séparation et je désire beaucoup que vous l'interprétiez dans le sens de "jusqu'à demain". Je pense que l'on m'autorisera bientôt à parler avec vous et nous tenterons de renouer les agréables débats qui forgent ma profonde amitié.

J'arrête de dicter à mon frère qui va mettre plus au clair des idées que je n'arrive pas à exprimer sans difficultés.

DICTE DEI 98, fils de DEI 97.

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Il ne nous reste pas grand chose à nous dire, Sesma. Nous sommes vraiment profondément sincères quand nous vous disons que vous êtes l'une des rares personnes de votre Planète à avoir accepté avec courage, sans tenir compte des critiques de ceux qui vous entourent, la version de notre identité; et nous devions donc ressentir une véritable affection pour vous.

C'est pour cela que votre dernière étape de retrait nous attrista. Ce furent tout d'abord des allusions de votre part disant que vous étiez moins enthousiasmé par cette expérience. Ensuite votre refus d'accepter la requête que nous avons formulé concernant le fait de vous abstenir de mentionner vos expériences antérieures pendant que vous parliez de nous. Et enfin un doute exprimé devant tous concernant notre entrevue manquée avec Mr Gran à qui nous avons effectivement envoyé une lettre, car nous n'avions pu avoir avec lui un contact téléphonique.

Nous reconnaissons que ce dernier point n'avait pas beaucoup d'importance même si nous pouvions le traduire comme symptôme d'un état d'esprit beaucoup plus froid envers nous.

Nous avons donc essayé d'interpréter vos désirs, avec tristesse, mais aussi avec respect malgré votre apathie, et nous nous sommes retirés progressivement pensant que ce contact avec nous ne vous intéressait plus. De plus nous sommes persuadés que vous avez été si chevaleresque et discret que vous n'avez pas osé le dire ouvertement.

N'interpréter pas ceci comme une sanction, Sesma. Ceci constituerait une cruauté gratuite envers vous. Nous attendons seulement votre point de vue. Nous attendons votre geste noble et ouvert. Nous n'exigeons pas que vous rompiez avec vos amis ou que vous soyez assis entre deux chaises. De plus si quelqu'un doit renoncer, il vaut mieux que ce soit nous avant de vous soumettre à une tension spirituelle cruelle et déplacée.

Si vous avez une véritable affinité envers Saliano, envers ses idées, envers sa personnalité énigmatique, soyez fidèle. Plus : ne croyez-vous pas que ce n'est pas un obstacle pour que nous continuions ce courant d'amitié sincère qui a surgi entre nous ? Consacrez lui la majorité de votre temps, consacrez lui, si vous le désirez, 100% des heures que vous passez avec vos amis de la Société. Nous vous demandons seulement de leur indiquer les jours consacrés à ces rapports éludant toute allusion à ces expériences. Ne l'interprétez pas comme un mépris envers eux, Sesma. Les raisons sont simples: nous désirons éviter toute confusion.

Soyez sincère Sesma: ayez le courage de faire un sondage anonyme par écrit auprès des membres du groupe. Au moins cela vous servira pour savoir ce que pensent les gens et vous pourrez alors adopter une décision. N'oubliez pas que nous avons entendu des conversations pleines de critiques à votre égard car vous vous montriez redondant dans vos discours. Apprenez aussi à écouter, n'oubliez pas que de nombreuses personnes n'ont pas de facilités pour s'exprimer, pour énoncer leur point de vue à haute voix.

Et de vérité en vérité, nous vous affirmons qu'il vous est possible de concilier votre affinité envers nous et envers les autres groupes et personnes. Ne vous torturez pas l'esprit à penser le contraire. Nous vous répétons solennellement, même si vous cherchez des identités et des interprétations qui disent le contraire, QUE NOUS N'AVONS AUCUN LIEN CONNU AVEC SALIANO ET SES GROUPES.

Si malgré tout, vous croyez voir dans certains chiffres, mots ou symboles apparents, une signification occulte d'affinité, nous respecterons votre critère SANS LE PARTAGER DU TOUT.

Sesma: nous allons continuer à vous envoyer des rapports. Il existe une seule objection: il serait peut-être opportun de cesser TEMPORAIREMENT nos envois puisque généralement vous prenez du repos en période estivale.

Exprimez le à haute voix, de façon à ce que nous puissions l'entendre, lors de la prochaine réunion. Dites nous aussi ce que vous comptez faire concernant le partage des jours et des heures. Pendant ce temps vous continuerez à recevoir des rapports.

Nous pensons qu'avec un peu de bonne volonté de votre part, nous pourrons reprendre les communications téléphoniques après l'autorisation de notre sœur.

Nous sommes conscient que vous avez accompli jusqu'à maintenant, noblement, certains compromis. Nous nous rendons compte que votre petite transgression a été presque involontaire et provoquée par la sincère affinité spirituelle que vous éprouvez pour Saliano et qu'en réalité, vous n'avez pas voulu nous blesser ou nous discréditer.

Nous vous demandons de rendre à D. Dionisio Garrido sa photographie en lui exprimant, au risque de nous répéter, nos plus sincères remerciements.

Nous avons observé chez ce Monsieur un intérêt extraordinaire envers nous. Nous voulons lui envoyer quelques documents à condition qu'il vous en fasse parvenir (par copie) pour une lecture ultérieure et une diffusion si vous le jugez intéressant. N'attendez aucune autorisation pour parler, mais il n'est pas impossible qu'à une date lointaine nous puissions entamer de cordiales conversations.

Enfin nous vous demandons d'être compréhensif au niveau de la ligne générale de notre étude. Vous comprenez que nous ne pouvons résumer en quelques douzaines de pages certains enseignements sans patients détours pour accéder à des explications secondaires. Nous sommes loin d'avoir terminé. N'importe quel livre élémentaire de votre Planète est plus étendu. Nous ne pouvons ni ne devons condenser des idées qui sont déjà résumées. S'il vous plaît, faites le comprendre aux plus intelligents. Les autres, quelques soient vos efforts, ne le comprendront pas car ils ignorent le temps qui est nécessaire pour assimiler une véritable formation.

Le fait de continuer ou non dépend plus de vous que de NOUS. Nous n'avons jamais eu l'intention de cesser l'envoi de ces rapports si ce n'est pour obéir aux ordres de notre supérieure. Nous devons reconnaître que cette fois ci nous avons eu de sa part une réaction plus drastique. Enfin nous ne cachons pas que nous sommes heureux de constater qu'elle n'a pas pris très au sérieux cette petite faute; au contraire, elle s'est montrée très compréhensive.