D 72
T1-73/74
ajh
corr: 10/05/04
II-II-8/10
Titre de la lettre:

Diffusion prudente des rapports d'Ummo

Date :
22/03/69
Destinataires :
Monsieur Ribera
Notes :

(1 lettre - 2 pages )
Constitue en fait l'introduction à Ribera des documents "D74": Qui sommes-nous? D'où venons-nous?


UMMOOAELEWE
N° de copies : 1
Adressée à Don Antonio Ribera Jordá
BARCELONE. Pays ESPAGNE

Monsieur Ribera Jordá.

Vous vous souvenez sans doute d'une correspondance dactylographiée reçue en votre domicile de Barcelone et provenant de nos frères résidant en France. Dans ce contexte, ils promettaient l'envoi d'une documentation informative au sujet de notre identité, documentation que nous nous sommes abstenus d'envoyer pour des raisons évidentes.

En effet, comme vous avez pu le constater tout au long de nos paragraphes, nous jugeons qu'une diffusion de notre existence au sein de la communauté terrestre est contre-indiquée si elle atteint des niveaux élevés d'expansion informative.

Ce n'est pas l'information en elle-même (limitée à des micro-réseaux ou des hommes responsables isolés) que nous essayons d'éviter, mais l'effervescence socioculturelle aux imprévisibles effets nocifs que la prise de conscience de la réalité de notre existence provoquerait parmi vous.

Vous ne devez donc pas considérer comme un jeu malveillant notre restriction délibérée de preuves objectives, car si celles-ci étaient apportées par mes frères, elles transgresseraient la norme de protection adoptée par notre communauté,

Ainsi nous avons pleinement obtenu l'équilibre psychosocial recherché grâce auquel il nous est possible d'offrir, à une minorité intéressée de vos frères de diverses nationalités de la TERRE, des informations véridiques concernant nos coutumes, les caractéristiques de l'astre solidifié UMMO, notre histoire, notre niveau scientifico-technologique et autres données, tout en arrivant à introduire la prudente dose de scepticisme, précaution qui stérilise le potentiel sensationnaliste contenu dans ces révélations, en les maintenant dans des milieux sociaux déterminés. Mais nous ne vous cacherons pas le fait qu'un tel équilibre peut être dangereusement endommagé par vous-mêmes en tant que IOGIOEMMII (êtres pensants libres) si nous n'introduisons pas des éléments de confusion dans les média de communication sociale, solution qui n'est pas toujours viable pour notre INAYUYISAA (petite collectivité isolée).

Vous vous souviendrez qu'au moment de la réception de notre lettre, le prêtre Enrique Lòpez Guerrero, vivant habituellement dans la localité de Mairena del Alcor en Espagne, animé par un enthousiasme compréhensible et mis au courant de notre existence par des canaux d'informations venant de vos frères de Madrid, Barcelone et Paris - vous êtes inclus parmi ceux-là - ne put réprimer son désir d'en tirer ses propres conclusions devant vos frères reporters de la presse.

L'expansion de la nouvelle dépassa les limites que mes frères estimaient tolérables. Ceci n'est pas un reproche que nous vous faisons, car nous n'avons jamais fixé d'interdiction à cet homme, mais vous comprendrez nos réactions de méfiance et d'autodéfense qui ont entraîné notre sortie opportune d'Espagne ainsi que dans la suspension de contacts jusqu'à ce que la situation se clarifie.

Mais il est certain qu'une telle urgence nous fut utile par la suite car elle a démontré que nous surestimions excessivement le risque d'une diffusion exorbitante de la nouvelle.

En fonction de tout cela, nous avons renforcé les mesures de prudence. Nous savons que quelques-uns parmi vous ont installé des équipements d'enregistrement par bande magnétique, branchés sur le réseau téléphonique. Nous constatons qu'ils ont aussi fait appel aux services d'une importante agence d'informations confidentielles et que, poussés par une curiosité compréhensible, ils ont commencé des investigations marginales pour tenter de nous localiser. De plus la pardonnable imprudence de l'un de nos collaborateurs sur TERRE permit à un de nos correspondants d'identifier l'hôtel d'une ville du sud de l'Espagne où nous avions pris pension pendant quelque temps.

Nous ne vous reprochons pas cette activité, intimement liée à d'impérieuses nécessités humaines issues de légitimes aspirations comme la connaissance objective de la réalité, mais désirons justifier dés maintenant nos inhibitions et nos réticences.

C'est pour cela que nous ne désirons rien ajouter d'autre aux recommandations qui vous ont été formulées, Monsieur Antonio Ribera Jordá, dans la lettre de mon frère SOODU 7, fils de SOODU 4, hormis le fait de les reformuler de nouveau.

Sauf si des circonstances adverses ne contribuent pas à interrompre nos envois, nous vous remettrons des données sélectionnés concernant à notre OOYAA (astre à basse température superficielle), sa situation et caractéristiques astronomiques, la physiologie du UMMOEMMII, la structure socio-économique de notre réseau social, etc.

Nous désirons vous exprimer notre plus respectueuse dévotion.


(S72-s1) (Ndt: signature suivie des chiffres 6,3, et 6,4 )