E 29
D1326
Traduction J.C.
 
Titre de la lettre:

Les Ummites partent dans leur vaisseau à San José - lettre du dactylographe

Date :
MAI 1968,
Destinataires :
REÇUE  À MADRID PAR ENRIQUE VILLAGRASA
Notes :

transcription d’une bande magnétique sur laquelle VILLAGRASA lit la lettre du dactylographe

On été rajouté les deux commentaires de Villagrasa et Guerrero, à la fin de cette transcription.

Les mots ou chiffres en gras italique correspondent également à des notes ajoutées sans doute par Darnaude (renvois sur des documents)

en espagnol: E29 | D 1326


 

 

E29 (D1326)

Cher monsieur Villagrasa,

Comme vous vous en souvenez puisque je vous ai déjà écrit plusieurs fois déjà, je suis l’homme qui vous envoie les études que les messieurs d’OUMMO fournissent. Comme il s’est passé beaucoup de temps, j’ignore si vous avez oublié l’affaire et êtes arrivé à croire que tout ceci est une imposture ou quelque chose de lié à l’espionnage ou à autre chose de semblable. S’il en est ainsi, il vaut mieux que vous n’en fassiez pas cas et que vous déchiriez cette lettre, parce que moi, si je m’adresse à vous et n’ose pas encore avoir une entrevue avec vous, je me suis décidé à écrire cette lettre-circulaire  (n° 1328) aux personnes dont vous avez la liste (n° 1329), qui sont ingénieurs ou diplômés et qui sont les seuls qui peuvent être intéressés et comprendre ce problème. Le fait est que cela va faire un an dans un mois que je n’ai vu ces messieurs et, depuis cette absence réelle ou irréelle, j’ai découvert encore d’autres choses relatives à cette affaire et j’aimerai que vous sachiez quelle est mon opinion là dessus. Il est certain que vous pouvez dire que l’affaire est trop grave pour que ma pauvre opinion ait quelque intérêt, mais il est vrai aussi que je me trouve entre l’écorce et le tronc, et que je ne sais que faire. Certainement, la tentation d’oublier cette affaire, qui m’a provoqué plus d’ennuis qu’autre chose, est très grande, et mon épouse le pense aussi, bien qu’étant plus à l’aise, à la longue c’est peut être pire. J’y vais pour ces rapports. Vous savez que le dernier jour de mai de l’année dernière (1/6/67), ils s’en allèrent quasiment sans dire au revoir (S.J Valdéras). Plusieurs devaient pour cela venir de l’étranger, et même, j’en suis sûr, avec leur chêvetaine, simplement parce qu’elle s’était arrêtée chez moi. Mais ici intervient mon premier doute sur ce que je dois faire. Juste quelques jours avant, ils m’avaient dicté de nombreux documents. Celui qui était le plus souvent venu était le sieur « DEI-98 ». Il s’asseyait dans la salle à manger avec moi et se mettait à dicter très lentement, parce que moi, en réalité, je ne tapais pas vite à la machine. Il me disait l’espace que je devais laisser pour des formules ou pour des dessins. Ensuite il lisait les feuillets et barrait parfois des paragraphes entiers. Il m’avait fait acheter une boite de crayons de couleur que je conserve encore, puis ils s’asseyaient lui et son compagnon et il commençaient à dessiner. Lui et le sieur DAA-3 s’adonnaient au dessin merveilleusement. Quasiment aucun n’utilisait de règle et ils dessinaient des appareils avec une très grande rapidité. Puis ils me laissaient les papiers dans une chemise et annotaient  dans un agenda (n°1330) la date à laquelle je devais les envoyer et à qui. Je faisais deux copies, comme ils le demandaient depuis que j’avais plus confiance en eux.  Et après, quand c’était terminé, ils agrafaient feuillets et dessins avec une petite pastille de métal, posaient le paquet bien fixé sur la table et le photographiaient. Quand il manquait au plus deux ou trois jours et qu’ils devaient venir de nouveau dicter pour la date à laquelle je devais mettre à la poste les lettres et les documents, ils revenaient lire les pages et sortaient une sorte d’anneau qui se mettait au doigt et je leur donnais un tampon pour qu’ils mettent leur sceau. Ensuite ils fermaient l’enveloppe prête à envoyer. Mais ils changeaient souvent d’avis et demandaient de barrer l’envoi dans l’agenda. De ce fait j’ai gardé en mains plusieurs lettres et études (n°1331) qui ne sont pas à envoyer, parfois parce que le destinataire a écrit clairement que ça ne l’intéressait pas, ou parce qu’il était parti à l’étranger et d’autres fois sans dire pourquoi, bien que je ne sois pas idiot et me l’imagine. Ainsi quand le jour arrivait (n°1332), ils me demandaient une série de choses parmi lesquelles celle de faire de petits paquets avec des agrafes et les documents et études plus ceux dont ils avaient fixé la date dans l’agenda pour être remis (n°1333). Mais d’autre part ils m’avaient toujours donné l’instruction que s’ils ne confirmaient pas dans les jours d’avant l’envoi je ne devais pas le faire et maintenant c’était le cas. Ils partirent soudainement sans faire leurs adieux (agenda date n°1329) en me laissant des feuilles et des feuilles avec leurs instructions, et autrefois ils m’avaient donné l’ordre de les remettre obligatoirement, et d’autres fois ils m’avaient seulement dit, bien avant, la date mais sans confirmer la remise. Voyant que les jours passaient sans nouvelles, je fus découragé. Mais un de mes parents me conseilla aussi et enfin nous avons décidé de ce que nous avions à faire, car l’affaire était grave : attendre quelque temps de plus et après apporter toute la documentation (n°1334) que nous avions et de plus des preuves (n°1335) de grande importance au ministère et dire tout aux autorités. Dans le cas  où elles ne sauraient encore rien à ces dates. Nous décidons aussi d’effacer auparavant des copies des documents vos noms à tous et de déchirer les listes pour ne compromettre personne dans cette affaire. Et après, si les autorités le permettaient, disons publier un livre expliquant tout à la nation. Nous discutons s’il était mieux de rompre le secret avant ou de convoquer une réunion avec les intéressés mais c’était choquant dans les deux cas car déjà en une occasion conjointement avec un professeur de Madrid qui les connaît ils nous avaient dit de faire la susdite réunion et ensuite j’avais eu une contrariété sérieuse avec les messieurs d’Oummo Ils dirent qu’était grave ce qui en résulterait de désobéir à l’unique faveur qu’ils nous demandaient, qui était le secret. De plus, il semble que beaucoup d’entre vous, ceux qui reçoivent leurs documents, ils dirent qu’à tout prix ils ne voulaient pas que personne ne soit informé les uns par peur du ridicule et les autres pour d’autres questions. Mais, il est clair maintenant que nous ne pouvons maintenir ce secret toute la vie et que nous posons, c’est que s’ils sont vraiment partis pour toujours je n’ai plus l’obligation de leur obéir puisque cela ne peut plus leur faire tort de livrer la nouvelle, que c’était un scrupule que j’avais, et non seulement parce qu’ils ont toujours été corrects avec moi, car bien que s’il n’en aurait pas été ainsi, ce serait respecter leur volonté puisque la seule bonté qu’ils montraient suffisait à le mériter. Nous pensions faire tout cela, mais à mon retour d’Andalousie, après plusieurs mois, l’autre jour avec mon beau-frère j’allais voir un monsieur pour nous mettre d’accord.

Il est possible que vous connaissiez ce monsieur (n° 1338) car il a écrit dernièrement à quelques-uns d’entre vous sur cette affaire. De sorte que si vous connaissez déjà son opinion, il est juste que vous écoutiez aussi la mienne, parce que je crois qu’il devait, avant d’écrire, m’avertir puisqu’il a parlé de moi et de plus sachant que pour le secret de cette affaire, je ne peux le défendre en ce que je suis pas d’accord. Ce monsieur a connu ceux d’Oummo après moi. Ils le choisirent à une époque où il avaient tant de choses à dicter que moi, qui n’avait pas beaucoup de rapidité à la machine, j’étais débordé, et bien qu’il me laisse mon travail. Au début, je savais qu’il y en avait d’autres qui écrivaient pour eux mais ils ne m’en dirent pas le nombre, chose naturelle pour le secret qu’ils imposaient à tout cela et moi je ne leur posais pas la question. Mais un jour, il vint avec un monsieur d’Oummo qui était venu en Espagne d’Amérique et me le présenta. Il me parut un homme très timide et très réservé. Depuis je suis allé à sa maison et il est venu à la mienne m’apporter des documents écrits puisque j’étais celui à qui il devait les remettre, et par là je ne veux pas dire qu’ils se fiaient plus à moi qu’à lui. Ce monsieur semblait avoir très peur de tout cela car au début il n’aimait pas trop parler et je crois qu’en réalité il n’arrivait pas à croire que ces messieurs venaient d’une autre planète, mais il n’osait pas le dire devant moi, parce que moi j’était toujours enthousiaste et parlais toujours bien d’eux, ce qui est naturel. D’autre part, je comprends que s’ils le payaient bien il convenait pour lui de se taire et, comme on dit, de fermer les yeux. 

A une occasion, ils avaient quitté Madrid et je crois aussi l’Espagne, car pour les rapports qu’ils me dictaient alors, ils me réglèrent le compte. Ensuite nous avons projeté de faire une réunion pour envisager de nous mettre d’accord sur quoi faire car l’affaire devenait grave et touchait de nombreuses personnes et moi aussi j’avais la liste de plusieurs autres qui étaient aussi leurs correspondants. Nous parvînmes à tomber d’accord et nous avons pris contact avec un médecin très connu qui était aussi professeur et qui connaissait ceux d’Oummo. Je l’ai invité et présenté au médecin qui était le plus excité à organiser la réunion que j’ai dite en invitant des personnes très importantes et aussi le dactylographe par plusieurs copies de la lettre que ce médecin écrivait invitant tous à se mettre d’accord. Mais depuis que j’ai parlé à ce professeur, je ne sais pas ce qu’il dira mais il a tout de suite remarqué un grand changement quand il a parlé avec lui. Ensuite il m’a dit clairement qu’il ne croyait pas que les messieurs d’Oummo venaient vraiment de cette planète ni d’une autre. Parmi cela que à moi me sache mal et quand ils revinrent là dessus ils me lancèrent des reproches pour avoir organisé cette réunion, envoyé certaines lettres et lui avoir présenté le professeur sans permission, je n’avais qu’à le laisser le visiter et lui aussi à moi sur leurs ordres et à lui de se contenter de m’appeler par téléphone quand il avait à me donner des travaux à la machine pour que je les envoie aux correspondants.

Mais comme depuis il s’est passé beaucoup de temps, et que moi ces mois-ci je suis revenu à cette affaire, les deux fois que je l’ai appelé (N°1342) il paraissait  se dérober car, l’autre jour comme je lui dis que j’allais le visiter avec mon beau-frère selon leurs ordres, sa fille disait toujours qu’il n’était pas là mais d’une manière qui n’était pas naturelle. Je commence par lui lancer en face qu’il n’a pas gardé le secret qu’ils exigeaient, tantôt il  souriait comme en se moquant comme des mois avant quand nous avons parlé d’Oummo, et maintenant se faisant l’offensé parce que je lui dis que nous avons parlé, mon beau-frère et moi, avec le directeur d’un journal. (N°1343)  Ce n’est pas juste, car non seulement ce monsieur qui est connu d’un de mes parents  est de toute confiance mais je sais ce que je peux lui dire et ce qu’il peut me taire. De plus ils partirent sans me dire ce que j’avais à faire s’ils ne revenaient pas. Aussi d’un point de vue moral, je n’ai rien fait de mal. 

Alors quand je lui dis cela, il me laissa pantois quand sur un ton moqueur, il me dit : «  Et comment savez-vous qu’ils sont  partis ? ». Ensuite il nous raconte à mon beau-frère et à moi que le soir (1.6.67) qu’ils partirent, lui était avec sa famille à quelques km de leur rembarquement  et que c’était pour rendre un service, ils virent parfaitement le départ de l’appareil et il avait déjà les preuves que tout cela était certain et il me dit autre chose qu’il était offensé par ce que j’avais fait et, ce qui est encore pire, bien qu’il soit mû par l’enthousiasme qu’il avait maintenant pour eux. Ainsi je n’ai pas tiré la première pierre,  et c’est lui qui sans se faire connaître informait les autres, alors que ce monsieur savait bien qu’une des choses qu’ils recommandaient le plus c’était qu’aucun des deux ne devait parler de l’affaire plus que ce qu’ils avaient permis.


COMMENTAIRES DE VILLAGRASA

Cet individu semble être l’autre dactylographe, celui qui écrivit à Marius Lleget à Barcelone et lui envoya des photographies, service qu’ils lui demandèrent de faire et ils lui dirent le point où il devait se tenir pour prendre les photos et les envoyer à la presse. Sous le pseudonyme d’Antonio Pardo se cache le second dactylographe comme je peux le prouver :

1. La lettre écrite par Antonio Pardo à Marius Lleget dont j’ai une photocopie est de la même machine que celle de la lettre du professeur, qui fut aussi écrite par lui selon ce qu’ils me dirent un peu plus tard ; les chiffres décimaux sont écrits avec la virgule au dessus au lieu d’en dessous et l’espace entre le guillemet et le mot est le même. Il était à San José de Valdéras, il a fait les photos, écrit deux fois à Lleget qui avait écrit un livre dans lequel il demandait qu’on l’avise de tout fait de ce genre et où il parlait de l’atterrissage de San José de Valdéras, et a envoyé les photos à la presse.  Ils nous avaient auparavant envoyé l’annonce de leur départ pour établir la preuve.

A. Pardo serait celui que nous avons surpris le 1er juin  de cette année 1968 un an juste après quand Farriols vint ici pour faire des observation sur le terrain sur la hauteur du soleil et le reste. Le même qui avait fait les photos un an auparavant à la même heure et était resté deux jours à Madrid, et le même qui pendant l’atterrissage vu par mon épouse et Farriols qui était avec un ami architecte venus de Barcelone faire des mesures sur le terrain pour vérifier sur les photos l’altitude de l’appareil et une série de triangulations, une seat 600 avec un couple et une fillette est passé trois ou quatre fois, c’était Pardo .

COMMENTAIRES DU PÈRE LÓPEZ GUERRERO, présent à l’enregistrement de cette bande.

J’ai pratiquement localisé le professeur, un groupe de Séville dont plusieurs médecins se sont intéressés à l’affaire, un cardiologue, Tamarit ? Gallego ? le style de la lettre est de Gallego. Ce sont les deux seuls professeurs de neurophysiologie. Le reste de la bande transcrit la réponse téléphonique d’Enrique Villagrasa au Dr Velázquez, professeur et doyen de la Faculté de médecine de Madrid s’il avait reçu une analyse de tissus des hommes d’Oummo ce que Velazquez nia. De même Tamarit et Gallego, questionnés par la secrétaire de Tamarit, nièrent connaître ces messieurs.